Jeudi 19 juillet 2012
4
19
/07
/Juil
/2012 22:18
Le Dr Daurès est professeur
en épidémiologie à la faculté de médecine de Montpellier
C'est vraiment l'inverse d'un amateur autodidacte du type de ceux (ou de celles) à qui l'on confie la rédaction de documents, de rapports ou de brochures plus
ou moins officiels !
Des travaux, chacun en conviendra, que très peu de spécialistes acceptent de cautionner... à moins de faire partie des commanditaires, bien sûr.
On doit aussi à Mr Daurès de nombreuses publications dont l'une a particulièrement retenu notre attention puisqu'elle porte comme nom "Vin et
Cancer" : la découvrir.
On y trouvera énormément d'informations et de conclusions importantes que nous ne pouvons qu'approuver.
Il convient d'ajouter que lorsque une affirmation est portée, il est utile de la mettre en relation avec l'une des nombreuses fonctions du Pr Daurès.
Par exemple lorsqu'il nous dit, page 40, «on montre qu'une consommation faible et
régulière de vin n’augmente pas le risque de cancer du sein », il faut se souvenir qu'il est (ou fut) président de la campagne de dépistage de cette maladie spécifique pour l'Hérault.
Lorsqu'il
parle d'alcool, il ne faut pas oublier que "toxicomanies et alcoologie" font partie de ses principales spécialités.
Etc...
Au total, ce document est un grand motif de satisfaction pour les défenseurs du vin et nous n'avons presque rien à lui ajouter.
Pourquoi presque, se demandera le lecteur ?
Eh bien, il nous semble qu'un membre de phrase aurait dû être ajouté tout à fait à la fin.
Expliquons nous.
Dans la mesure où il est dit (page 4) que «les consommateurs modérés bénéficient
d'une réduction de 20% de la mortalité totale par rapport aux non consommateurs », il nous semble que ce surcroît de
longévité ne peut être mis à profit sans qu'intervienne le risque de subir quelques inconvénients majeurs...
Par exemple, celui qui grâce au vin vit 10, 15 ou 20 ans de plus aura beaucoup plus de chance de contracter une grave maladie au cours de ces années gagnées
que l'abstinent qui sera décédé auparavant.
Autrement dit : le risque de mourir diminue très sensiblement dès lors qu'on est déjà mort !
Nous suggérons donc, en toute modestie, de reformuler ainsi la dernière phrase, «avec
ces réserves, une faible consommation ne semble pas augmenter le risque de cancer », par les mots suivants
: «à nombre égal d'années vécues» ou «hors effet gain de
longévité».
Il y aurait peut-être là de quoi réconcilier le Pr Daurès et Mme Latino-Martel, non ?
Rappel : nous n'oublions pas ceux qui en 2009 mirent en cause la crédibilité des propos
accablant le vin.
C'est ainsi que nous invitons à réécouter cette intervention du Pr Daurès : cliquer.